Ce qui rend le Costa Rica unique

Par Katiana Murillo*

 

1) Des plantes et des animaux partout

Costa Rica Plants Photo: Katiana MurilloLe territoire du Costa Rica est si petit qu'il ne représente que 0,03% de la superficie de la planète. Il se situe, cependant, parmi les 20 pays les plus riches en biodiversité de la Terre en densité d'espèces. Cela veut dire qu'il est possible de trouver plus d'espèces sur 1 000 km2 au Costa Rica que sur une superficie équivalente dans des pays comme le Brésil ou la Colombie.

Costa Rica Animals Photo: Katiana MurilloPrenons l'exemple du Brésil: même si ce pays est 166,6 fois plus grand que le Costa Rica, il renferme une moyenne de 6,5 espèces de plantes, 0,2 oiseaux et 0,05 mammifères pour chaque 1 000 km2, alors que le Costa Rica, sur la même superficie, présente une moyenne de 234,8 espèces de plantes, 16,9 oiseaux et 4,6 mammifères.

D'ailleurs, avec seulement 51 100 km2, le Costa Rica abrite près d'un million d'espèces, ce qui représente 4% de la biodiversité mondiale. Êtes-vous prêts à la découvrir ?

2) La charrette et le joug de garrot les plus grands du monde

Costa Rica Oxcart Photo: Katiana MurilloLa charrette est le symbole national du travail au Costa Rica et aussi une expression authentique de l'art populaire du pays. Il en est de même pour le joug de garrot, un instrument en bois qui sert à atteler les bœufs sur la charrette du paysan, en les unissant par l'encolure pour les faire avancer. Ces deux symboles sont si importants qu'il est possible de trouver la charrette et le joug de garrot les plus grands au monde, créés par des artisans et des peintres costariciens prestigieux.

La charrette, fabriquée en 2006, mesure deux mètres de haut et six de large. Ce n'est pas seulement sa taille monumentale qui est remarquable mais aussi les couleurs vives avec lesquelles elle a été décorée. Autrefois, la charrette était le principal moyen pour transporter vers les marchés le café et d'autres produits agricoles.

Costa Rica Yoke Photo: Katiana MurilloLe joug de garrot, quant à lui, mesure deux mètres de haut et quatre de large. Il a été fabriqué en 2007 et des centaines de galons de peinture ont été nécessaires pour le décorer.

La charrette et le joug de garrot sont exposés à Sarchí, une communauté reconnue comme étant le berceau de l'artisanat costaricien et une halte obligatoire pout tout touriste qui souhaite apprécier l'art traditionnel costaricien.

 

3) Le petit Amazone du Costa Rica.

Tortuguero, Costa Rica Photo: ICTS'il existe un endroit où la nature exubérante embrasse le visiteur et où l'eau constitue un miroir gigantesque reflétant la verdure, c'est le parc national Tortuguero. Entouré par un système de canaux et de lagunes naturelles qui coulent du sud-est au nord-est, ce parc, situé sur la côte Caraïbe, est, sans aucun doute, notre petit Amazone. C'est aussi l'un des plus importants sites au monde pour la protection de la tortue olivâtre et le refuge d'autres espèces intéressantes comme le lamantin, le crocodile et le brochet crocodile ; ce dernier étant considéré comme un fossile vivant à cause de son aspect.

Des oiseaux majestueux peuplent cet environnement riche, comme le grand héron ou crabier radar, le héron le plus grand du pays, et le jacana du Mexique, très célèbre dans le règne animal car c'est la femelle qui protège le territoire alors que le mâle prend soin des petits. Les oiseaux sont si divers que l'on y compte la moitié des espèces présentes au Costa Rica et qu'ils dépassent la totalité des espèces présentes dans toute l'Europe. Parmi l'éventail des divers habitats, on y trouve des lagunes marécageuses, marais et forêts inondées.

Tortuguero, Costa Rica Photo: Katiana MurilloMais Tortuguero n'est pas seulement de la nature car il se trouve dans le Caraïbe, l'une des plus grandes régions de culture afro-caribéenne du pays. La grande majorité de sa population est d'origine jamaïquaine et conserve leur cuisine, danses et traditions. Leurs plats sont principalement piquants et souvent fait à base de coco. Tortuguero constitue donc un site très intéressant pour découvrir la culture comme la nature.


 

4) Les merveilles du feu du Costa Rica

Arenal Volcano, Costa Rica Photo: Katiana MurilloLes volcans du Costa Rica qui se trouvent dans la Ceinture du Feu du Pacifique, font partie des plus surprenants du monde. D'ailleurs, le territoire continental qu'occupe aujourd'hui le pays, est le résultat d'une activité volcanique complexe qui a commencée il y a 75 millions d'années et qui continue encore.

Si on prend en compte tout cratère ayant manifesté une éruption volcanique, le Costa Rica compte 112 volcans, un chiffre surprenant. Certains d'entre eux se trouvent actuellement à l'intérieur de parcs nationaux qui protègent d'intéressants environnements naturels.

Arenal Volcano, Costa Rica Photo: Katiana MurilloParmi ces volcans, l'Arenal est considéré comme l'un des dix volcans les plus actifs au monde et ce pour une bonne raison : il surprend souvent ses visiteurs avec un spectacle de fumée et de lave incandescente qui descend le long de ses flancs accompagnée d'avalanches de pierres et de bruits qui émergent de ses profondeurs. Elle atteint même une vitesse de 70 km/h et une température de 1 000 degrés Celsius.

La dernière grande éruption du volcan Arenal a eu lieu en 1968. Jusqu'alors on pensait que le volcan était un pic de plus de la Cordillère volcanique du Guanacaste. Il a été déclaré parc national en 1994. Les eaux thermales sont aujourd'hui l'une des principales attractions de la zone, au même titre que ses beaux paysages, sentiers naturels et activités d'aventure.

 

 

5) Un héritage indigène qui reste toujours un mystère

Stones Spheres, Costa Rica Photo: Museos del Banco CentralBien que les populations indigènes, qui ont habité le Costa Rica avant l'arrivée des espagnols, n'aient pas construit de structures architectoniques pouvant rivaliser avec les pyramides mayas du nord de l'Amérique Centrale, les ancêtres qui vécurent dans le Pacifique Sud du Costa Rica ont laissé comme héritage une production mystérieuse de sphères en pierre artistiquement élaborées, dont la signification demeure encore un mystère.

235 sphères ont été répertoriées au Costa Rica ; toutes ont une circonférence parfaite, de 20 centimètres jusqu'à deux mètres. Elles furent créées à une époque comprise entre environ 400 ans avant J.C. et la colonisation du Costa Rica par les espagnols. La plupart ont été trouvées dans le Pacifique Sud. Elles constituaient un élément tellement important pour ces sociétés que leur production s'est étendue durant près de 1 000 ans.

Stones Spheres, Costa Rica Photo: Museos del Banco CentralCes sphères étaient associées aux populations et régions précolombiennes. Elles étaient exposées sur les places, les zones de passages et terrains ouverts. Elles représentaient une forme d'art conçu pour être vu, et peut-être pour différencier le village de ses voisins. Les sphères étaient souvent alignées avec d'autres, formant des lignes, des triangles ou rectangles dont la signification est inconnue.

Ces groupes indigènes étaient aussi connus pour leur travail du métal et de la céramique. D'ailleurs, le Pacifique Sud du Costa Rica constituait le principal foyer d'élaboration d'objets précolombiens.

 

 

6) La plus grande forêt pluvieuse du Costa Rica

La Amistad Int. Park, Costa Rica Photo: InBioLe Parc International La Amistad (PILA) n'est pas seulement le plus grand parc du Costa Rica avec ses 200 000 hectares, mais aussi le seul parc binational créé entre les gouvernements du Costa Rica et du Panama en 1982, d'où son nom « La Amistad » (l'amitié). La superficie totale de cette énorme parcelle de zone protégée par les deux pays est d'environ 400 000 hectares. Ils renferment une grande variété de forêts humides et nuageuses tant sur le Pacifique que sur l'Atlantique, les réserves indigènes comprises.

La région de Talamanca – une grande partie du parc – servait, à l'époque des colonies, de refuge pour les indigènes qui s'opposaient à la répression des colonisateurs espagnols. L'isolement de la région, grâce à ses difficiles conditions géographiques, a permis aux habitants de sauvegarder une grande partie de leurs formes traditionnelles de vie et coutumes.
 
La Amistad Int. Park, Costa Rica Photo: Katiana MurilloLe parc a également été désigné Réserve de Biosphère et Patrimoine Mondial en raison de son énorme richesse culturelle et de ses habitats naturels extraordinaires, résultat de différentes altitudes, types de sol et microclimats.
 
Des espèces en grand danger d'extinction comme le jaguar – le félin le plus grand d'Amérique et le troisième plus grand au monde – vivent dans le parc ainsi qu'une grande variété d'autre vie sylvestre : 400 espèces d'oiseaux, 263 amphibiens et reptiles et 213 mammifères. Un grand nombre d'autres espèces ne se trouvent que dans cette gigantesque forêt pluvieuse.

 

 

7) Un paradis pour les plongeurs

Diving in Costa Rica, Photo: Fundación Amigos de la Isla del CocoAvec une zone maritime 10 fois plus importante que la terrestre et une immense biodiversité, le Costa Rica est un site parfait pour les amoureux de la plongée. La plupart de ces sites font partie des espaces sylvestres protégés tout le long du pays, comme le célèbre parc national Isla del Coco, qui est aussi classé au Patrimoine Mondial de l'Humanité. La côte pacifique du Costa Rica a même été désignée par le magazine Rodale´s Scuba comme l'une des 5 destinations les plus importantes au monde pour la pratique de la plongée avancée.

Diving in Costa Rica, Photo: Fundación Amigos de la Isla del CocoSituée à 532 kilomètres de la côte pacifique, Isla del Coco fut autrefois un refuge pour pirates, marchands, baleiniers et même pour les colonisateurs. Aujourd'hui, elle est renommée pour ses trésors naturels comme le requin-marteau – particulier et menacé -, les baleines à bosse, les Grands dauphins, pour n'en citer que quelques uns. Le célèbre océanographe français Jacques Cousteau a qualifié Isla del Coco comme étant “l'île la plus belle au monde”.

Mais la côte caraïbe a aussi ses propres merveilles. Par exemple, le refuge de la vie sauvage Gandoca-Manzanillo est unique dans le sens où il abrite de surprenantes espèces. Sur seulement 5 kilomètres carrés de récifs de corail, les scientifiques ont découvert 600 espèces de mollusques, dont 10% sont uniques au monde. De manière générale, les océans du Costa Rica abritent au moins 6 777 espèces, soit 3,5% des espèces connues sur la planète. C'est ainsi que le Costa Rica est devenu un véritable paradis pour les amoureux de la plongée.

 

 

8) Un ancien rituel de survie

Costa Rica Tourtles Photo: Emel RodríguezElles habitent sur terre depuis plus de 100 millions d'années, ont survécu aux changements climatiques extrêmes comme les glaciations. Le Costa Rica possède quelques unes des plus importantes plages de nidification au monde, où il est toujours possible d'observer ce rite millénaire de survie.

Costa Rica Tourtles Photo: Kattiana MurilloDans le Pacifique comme dans l'Atlantique, des centaines de tortues de mer femelles appartenant à cinq espèces différentes viennent sur nos côtes pour remplir leur infatigable mission de préservation de l'espèce. Par exemple, Playa Ostional, dans le Guanacaste, est considérée comme le principal site de nidification au monde de la tortue olivâtre, qui se caractérise par ses débarquements en masse.

De même, la tortue luth vient pondre sur nos côtes. C'est non seulement l'une des plus impressionnantes tortues de par sa grande taille, c'est d'ailleurs la plus grande du monde puisque la taille de sa carapace peut mesurer jusqu'à 1,8 m et son poids peut atteindre 400kg, mais elle est aussi capable de parcourir les plus grandes distances jamais enregistrées chez les reptiles. Ce trajet elle le parcourt depuis ses camps d'alimentation jusqu'à sa plage natale pour pondre et dans certains cas, elle voyage entre les continents. Au Costa Rica, en général, on peut observer cinq des sept espèces de tortues de mer qui habitent sur la planète : tortue olivâtre, la tortue luth, la tortue à écaille, la tortue caouanne.

 

 

9) Guayabo: un regard sur le passé indigène costaricien

Guayabo, Costa Rica Photo: Kattiana MurilloLe plus important site archéologique du Costa Rica, le monument national Guayabo, est situé sur les flancs du volcan Turrialba. En 2009, il a été déclaré Patrimoine Mondial du Génie Civil, reconnaissance attribuée par l'Association Américaine d'Ingénieurs Civils (ASCE, pour sigles en anglais), une des plus importantes organisations de ce type au monde. Guayabo est le troisième site archéologique en Amérique Latine à avoir reçu cette récompense derrière le Machu Picchu et Tipón, au Pérou.

Guayabo a reçu cette reconnaissance grâce à son système d'aqueducs, construit il y a 700 ans et qui fonctionne toujours, ainsi que son revêtement, un chemin en pierre utilisé comme voie de transit et une partie du système de drainage qui conduit au centre de cérémonie. Aujourd'hui, il est encore possible d'apprécier sa conception originale qui se reflète aussi sur des perrons en pierre ronde qui mènent aux monticules du centre. Ils ont une fois servi de support pour les célèbres structures de toit conique en paille et jonc, d'influence sud-américaine. La pierre était généralement utilisée pour développer un système de trottoirs et de murs permettant d'éviter l'érosion et les glissements de terrain. 
 
Guayabo, Costa Rica Photo: Kattiana MurilloGuayabo n'était plus peuplé lors de l'arrivée des espagnols et les causes de cette disparition restent un mystère. On sait par contre que le site connût un niveau élevé de développement pendant des siècles et une grande signification culturelle et politico-religieuse, mise en valeur précisément par la richesse de ses ressources et la présence du volcan. Guayabo fut construit entre 300 ans avant J.C.et 1 400 ans après J.C. et occupé par des groupes indigènes de la région culturelle dénommée « Área Intermedia » (zone intermédiaire) qui s'étendait d'Alajuela, au Costa Rica, jusqu'en Colombie, Venezuela et une partie de l'Equateur.

 

 

10) Une queue de baleine parfaite

Uvita Tombolo, Costa Rica Photo: Kattiana MurilloLe banc de sable d'Uvita qui rallie le continent à une petite île rocheuse, près de la plage Dominical, dans le Pacifique Sud du Costa Rica, ressemble à une copie parfaite d'une queue de baleine à marée basse. Plus intéressant encore, ce site et ses alentours constituent l'un des meilleurs endroits pour observer les baleines à bosse du Nord et du Sud de l'Amérique.

Uvita Tombolo, Costa Rica Photo: Kattiana MurilloQuand arrive l'hiver dans leurs lieux d'origine, ces baleines recherchent justement ces eaux chaudes. Les baleines à bosse du Nord sont visibles généralement de décembre à avril alors que les baleines à bosse du sud se font remarquer de juillet à octobre.

Le spectacle est impressionnant, sachant que cette baleine peut mesurer jusqu'à 16 mètres de long et son poids peut atteindre 40 tonnes. Elle doit son nom à la petite bosse qui est située au niveau de l'épine dorsale et que l'on peut apercevoir lorsqu'elle émerge et saute dans l'eau, une scène dont vous vous souviendrez, notamment si vous avez la chance d'observer une femelle avec son baleineau.

 

 

11) Le circuit en tyrolienne, originaire du Costa Rica

Costa Rica Canopy Tour Photo: Kattiana MurilloLe circuit en tyrolienne a fait son apparition au Costa Rica dans les années 90. C'est l'expérience qui se rapproche le plus du sentiment d'être un singe voyageant entre les cimes des arbres. C'est aussi l'un des meilleurs moyens pour explorer la canopée qui abrite la plus grande portion de biodiversité de la forêt pluvieuse et pour être sensibilisé sur cet écosystème fragile.

Costa Rica Canopy Tour Photo: Colinas del PoasLe circuit en tyrolienne comprend une série de câbles suspendus entre les arbres sur lesquels vous pourrez vous déplacer à l'aide d'une poulie rattachée à un équipement d'alpinisme (le harnais). Les câbles sont de différentes longueurs (ils peuvent atteindre 700 mètres de long !) et prennent fin sur des plateformes en bois construites à la cime des arbres, situées 30 mètres au-dessus du sol. L'impact de la tyrolienne sur la végétation est dans tous les cas minime. C'est pourquoi les biologistes ont été les premiers, il y a plus de 30 ans, à utiliser cette technique pour la recherche.  

Le concept de la tyrolienne a été adapté pour une grande variété d'environnements et de paysages dans le pays, y compris les montagnes, canyon, rivières, cascades et forêts de nuages, tropicales et sèches. Il a aussi été exporté dans d'autres pays latino-américains comme la Jamaïque, le Mexique, le Guatemala, le Nicaragua et le Belize.

 

 

12) Le Costa Rica: le pays favori pour le surf

Costa Rica Surf Photo: Federacion Nacional de SurfIl semble que tous les surfeurs qui visitent le pays s'accordent sur le fait que le Costa Rica est l'un des meilleurs endroits pour le sport des vagues ; ce n'est pas par hasard que le pays se place en troisième position parmi les destinations les plus prisées pour le surf derrière Hawaï et l'Indonésie. Les raisons sont simples : des plages avec d'excellentes vagues toute l'année, un climat agréable, des eaux chaudes, des gens chaleureux et des prix raisonnables.

D'ailleurs, l'année dernière, la compétition de surf la plus importante au monde, les jeux Billabong World Surfing 2009, s'est tenue au Costa Rica avec la participation de 35 pays.

Costa Rica Surf Photo: Kattiana MurilloPour être le pays d'accueil des jeux, le Costa Rica l'a emporté sur des pays comme le Brésil et l'Afrique du Sud, deux destinations renommées pour le surf, et ce, en partie, grâce au rôle, chaque fois plus important, qu'ont eu les surfeurs costariciens à l'étranger.

Le Costa Rica fait aussi partie des quelques pays au monde où les deux océans peuvent être ralliés en seulement 6 heures. Il est ainsi possible de surfer sur le Pacifique à l'aube et terminer la journée sur les vagues de l'Atlantique au coucher de soleil. C'est définitivement un paradis parfait pour les amoureux du surf !

 

13) La nature dans la peau

Costa Rica Spa Photo: XandariImaginez que cette délicieuse tasse de café, cette rafraîchissante « piña colada » récemment faite, les herbes aromatiques qui donnent du goût à votre salade ou même la fragrance des fleurs sauvages que vous respirez, puissent faire partie de votre peau. Mélanger ces ingrédients au cours de divers traitements de santé, de relaxation et de beauté, c'est possible au Costa Rica.
 
Vous trouverez, sur tout le territoire national, des spas qui allient des standards de qualité internationale avec la chaleur et l'accueil personnalisé des costariciens.

Si à cela on ajoute une variété infinie de produits naturels certifiés, de la créativité et un savoir, le résultat donne un éventail de bénéfices qui rajeuniront votre peau. Ces produits vous aideront à améliorer votre santé physique et mentale grâce aux mains habiles des thérapeutes locaux.

Costa Rica Spa Photo: Kattiana MurilloLes ingrédients curatifs comprennent le café, le sucre brun et même le coco. Ils peuvent être utilisés comme exfoliant pour la peau et aider à éliminer les cellules mortes et toxines, ou bien améliorer la circulation du sang et permettre à l'énergie positive de se propager dans tout votre corps. Comment le faire ? Parmi les techniques, il y a les célèbres « wraps » ou enveloppements de boue volcanique, de fruits tropicaux et même de chocolat qui permettent d'hydrater la peau tout en la nourrissant de vitamines et de minéraux.

Il existe des endroits spécialement conçus pour créer une atmosphère idéale avec une musique douce et des sons d'ambiance de mer ou de forêt. Vous pourrez en profiter seul, en couple, avec des amis ou en famille.

 

14) À la conquête de la force des eaux

Costa Rica Rafting Photo: Kattiana MurilloTout aventurier et amoureux de la nature devrait expérimenter la navigation sur les rapides du Costa Rica. La raison est simple : des rapides de classe mondiale et en plus un impressionnant paysage tropical où vous pourrez observer une grande variété de la vie sauvage lorsque vous naviguerez sur des parties tranquilles avant de vous préparer à plus d'actions.

Les eaux turbulentes sont accessibles aux personnes de tout âge à partir de 12 ans. Vous aurez le choix entre des rapides de classe II pour les débutants et de classe IV pour les plus expérimentés ou amateurs d'adrénaline. Cette performance suppose une habilité à rester à bord du canot en suivant les instructions du guide et que le reste de l'équipage rame synchronisé.

Costa Rica Rafting Photo: Kattiana MurilloSi vous êtes novice dans ce sport, vous pouvez naviguer sur les rivières Sarapiquí ou Corobicí. D'autres rivières comme Reventazón ont des sections pour débutants et de surprenantes eaux turbulentes pour les plus expérimentés. Si vous cherchez un parcours riche en actions, ne manquez pas les rivières Pacuare et Naranjo.

La première, située sur le versant Caraïbe, offre une expérience très intense, vous pourrez même faire un circuit de deux jours et camper au milieu de la forêt, explorer les cascades, traverser le canyon de la rivière et faire un plongeon rafraîchissant sur les parties tranquilles de la rivière. Il est aussi possible que des hérons, toucans, paresseux et singes hurleurs vous souhaitent la bienvenue sur leur territoire…. un moment mémorable.

 

15) Un oiseau qui ne passe pas inaperçu

Costa Rica Scarlet Macaw Photo: Kattiana MurilloSon plumage est essentiellement rouge écarlate mais sa queue est couverte de plumes bleutées. Il s'agit de l'ara rouge, l'un des plus beaux oiseaux du tropique américain. D'ailleurs, avec près d'un mètre de long dont plus de la moitié est constituée de son impressionnante queue pointue, cet oiseau ne passe pas inaperçu, surtout quand il se déplace en couple ou en groupes de couples et vole sur la cime des arbres. C'est alors un spectacle mémorable.

Ils vivent dans les forêts pluvieuses des basses terres, des terres forestières ouvertes, au bord des rivières et savanes d'Amérique Latine et d'Amérique Centrale. Ils s'étendent du Mexique jusqu'à l'Amazone.
  
Costa Rica Scarlet Macaw Photo: Kattiana MurilloLes aras ont une caractéristique bien particulière :'ils ne sont seulement monogames mais ils forment un couple pour la vie, c'est-à-dire que si l'un des deux meure l'autre reste seul. Et cette vie à deux pourrait durer longtemps sachant que ces oiseaux peuvent vivre plus de 50 ans.

Autre élément curieux, leurs becs les aident à manger mais leur sert aussi de « troisième patte » pour escalader. Le bec est assez fort pour écraser les graines et leur grosse langue charnue sert à remuer la nourriture autour. La période d'élevage a lieu les six premiers mois de l'année et le nid est généralement un trou placé en haut d'un grand arbre mort, préalablement percé et utilisé par un pic de Pucheran. Même si les poussins naissent sans plumes, au bout de six mois il est difficile de distinguer les jeunes de leurs parents.

 

16) Un volcan dans la capitale

Costa Rica Irazu Volcano Photo: Kattiana MurilloL'Irazú est historiquement le volcan le plus actif du Costa Rica. C'est aussi le voisin le plus imposant de la ville de San José. Situé effectivement à 30 km du centre de la capitale, ce géant s'élève à 3 432 mètres au-dessus du niveau de la mer. Grâce à sa hauteur, il est possible, depuis son sommet et par temps dégagé, de voir l'océan Pacifique et la mer Caraïbe.

Le volcan Irazú est aussi un parc national depuis 1955 et comprend cinq cratères. Son nom vient du mot indigène "Istarú", qui signifie montagne de tremblement et de feu. Bien que ce soit le volcan le plus haut du pays, l'accès au sommet est facile avec un véhicule simple, ce volcan est donc parfaitement accessible pour tout type de visiteurs.

Costa Rica Irazu Volcano Photo: Kattiana MurilloLe cratère principal de l'Irazú renferme une lagune sulfureuse d'une très jolie couleur turquoise, qui mesure plus d'un kilomètre de diamètre avec 300 mètres de profondeur. Sa température moyenne est de 35 degrés Celsius et peut atteindre 70 degrés Celsius dans les zones proches de ses fumerolles. Le sommet est couronné d'une intéressante végétation de type páramo, composée de petits arbustes et d'un vaste paysage semi-désertique, qui ressemble en quelque sorte à la superficie de la lune.

Le trajet vers l'Irazú est une promenade tranquille à travers des terres agricoles fertiles et de beaux paysages. La première éruption enregistrée de ce volcan date de 1732 et sa période de forte activité a pris fin en 1963. Il semble être maintenant endormi mais personne ne sait pour combien de temps…

 

17) Le secret de la longévité est caché au Costa Rica

Costa Rica Nicoya Guanacaste Photo: ?Les personnes âgées de la péninsule de Nicoya, au sud du Guanacaste, comptent parmi les plus âgés du monde. En effet, la majorité d'entre eux dépasse les 90 ans. C'est ce qu'a démontré une étude du démographe de l'Université du Costa Rica, Luis Rosero Bixby, qui a découvert en 2004 que la mortalité des costariciens de 90 ans est 10% inférieure dans cette région du Guanacaste que dans le reste du pays.

Cette région s'étend sur près de 4 100 km et compte environ 132 000 habitants dont 5 000 ont plus de 75 ans, d'après les données du Centre Centraméricain de la Population (CCP). La zone de longévité comprend les cantons de Carrillo, San Cruz, Nicoya et Nandayure.

Le démographe a également découvert qu'en général les personnes âgées hommes du pays ont l'espérance de vie la plus élevée au monde. Cela signifie qu'un homme costaricien qui souffle ses 80 bougies, peut vivre en moyenne 8,2 ans de plus et s'il arrive à ses 90 ans, il peut gagner encore 4,4 ans de vie de plus que des nations comme le Japon, les Etats-Unis et l'Islande.

Ces données ont vivement attiré l'attention de l'écrivain Dan Buettner, fondateur de Bluezones.com, qui s'est donné la tâche d'identifier les dénommées « blue zone » ou zones bleues de longévité de la planète, c'est-à-dire tous ces endroits où les gens vivent plus longtemps mais aussi ont une meilleure santé qu'une grande partie des populations qui les entoure.

C'est ainsi qu'en août 2007, avec le soutien de National Geographic et Allianz Life, Buettner s'est rendu à Nicoya en compagnie de l'expert renommé en longévité, Michael Poulain, pour se réunir avec Rosero et vérifier ses informations.
L'information s'est avérée exacte mais en plus ils ont découvert qu'il existe une zone bleue à Nicoya où les résidents vivent plus longtemps que le reste du pays. Parmi les autres zones bleues de la planète, il y a les îles de la Sardaigne (en Italie) et Okinawa (Japon) ainsi que la vallée de Loma Linda (Californie). D'après les affirmations des scientifiques, moins de 25% de notre espérance de vie est dictée par les gênes : la longévité de nos parents et grands-parents. Le reste dépend de notre mode de vie et de nos habitudes quotidiennes. Les résultats de Nicoya sont de ce fait surprenants et même si vous n'y habitez pas, ces informations pourraient vous aider à vivre une vie non seulement heureuse mais prolongée.

Outre les facteurs propres à la région, comme l'eau riche en calcium qui fortifie les os et une alimentation traditionnelle riche en fruits et nixtamal (maïs bouilli) pourvu d'antioxydants, de niacine et d'acide aminé, il existe d'autres secrets en relation avec la manière dont les gens perçoivent leur vie.

Vivre en famille, avoir la foi et réaliser un travail physique qui les maintient en forme font partie de ce secret de longévité des habitants de Nicoya sans compter le fait d'avoir un plan et objectif de vie qui les incite à vivre leur vie avec passion et de se surpasser. Enfin et non des moindres, il y a le fait de vivre conformément à ce que l'on est et ce que l'on a. C'est ce qui, en fin de compte, mène au bonheur et augmente le niveau d'endorphines qui contribue à fortifier le système immunologique.
Il semble que les habitants de Nicoya ne s'intéressent pas qu'à eux-mêmes mais aussi aux autres et continuent d'apprendre tout le long de leur vie. Et ce serait apparemment suffisant pour pouvoir souffler une bougie de plus chaque année.

 

18) Le voyage le plus surprenant le long de l'Amérique

Costa Rica Migratory species Photo: Carlos Díaz y Gabriela BlancoOn croit qu'elles ont une horloge biologique et qu'elles sont de bonnes géographes car la plupart savent reconnaître les rivières, les montagnes et les villes ; on dit que d'autres sont même de grandes astronomes parce qu'elles se guident grâce au soleil, aux étoiles y compris par le champ magnétique de la Terre ; ou encore qu'elles reconnaissent les odeurs chimiques et les courants marins.

Ce qui est sûr, c'est que chaque année, des millions d'espèces migratoires parcourent - par mer, terre ou air – d'énormes distances à travers le continent américain. Certaines arrivent même au Costa Rica à la recherche de meilleures conditions climatiques, de nourriture plus abondante ou d'un environnement approprié pour se reproduire, ce qui coïncide généralement avec l'époque la plus chaude.

Au cours de cette odyssée, les grands défis ne manquent pas : certaines espèces parcourent une distance pouvant atteindre 32 000 km aller-retour. C'est le cas des espèces de baleines, chauve-souris, oiseaux, poissons, tortues de mer y compris des insectes comme le papillon monarque. La plupart de ces espèces fuient l'hiver de l'Amérique du Nord pour chercher des aliments dans le Sud du continent et rentrent ensuite vers leurs sites d'alimentation dans le Nord, au moment où le printemps fait bourgeonner de nouveau ce précieux aliment.

Des espèces si petites comme le colibri à gorge rubis (Archilochus colubris), qui ne mesure que 10 cm, volent 26 heures sans arrêt depuis le Canada et les Etats-Unis jusqu'en Amérique Centrale à une vitesse de 45 km/h pour une traversée de 1 050 km qui suppose de passer par le Golfe du Mexique. Si la paruline rayée (Dendroica Striata), mesurant seulement 13 cm, brûlait de l'essence au lieu de la graisse, sa consommation serait de 1,152,000 km/galon.

La migration individuelle la plus connue d'un mammifère est celle de la baleine à bosse (Megaptera novaeangliae), d'abord visible dans la péninsule antarctique puis dans la péninsule de Santa Elena, au Costa Rica, ce qui représente un parcours total de 11 500 km.

En Amérique, de l'Arctique à l'Antarctique, les espèces migratoires constituent des ressources écologiques et économiques vitales que partagent les nations et les habitants de l'Hémisphère Occidental. Ce sont des ressources d'alimentation, de modes de vie et de divertissement et possèdent une importante valeur biologique, culturelle et économique pour la société.

 


* Katiana Murillo est une journaliste costaricienne spécialisée dans l'environnement et le tourisme. Elle travaille en ce moment pour l'Alliance de Communication pour le Développement Durable et elle est consultante sur ces sujets. Elle a aussi écrit des livres sur l'éducation à l'environnement, des revues sur le tourisme et des guides pour les journalistes et les organisations.

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